Les CMS ? Coupez-leur la tête !

Le futur du web s’écrit certainement en deux mots : Headless-CMS !

Les CMS (ou SGC) ? WordPress, Joomla, Drupal, Magento ou Prestashop… Tout le monde les connaît et les utilise. Ils nous permettent de créer des sites web, plus ou moins simplement en centralisant la gestion du contenu et la conception graphique d’un site. WordPress à lui seul est utilisé par un tiers des sites internet existants aujourd’hui.

Mais sont-ils adaptés (publication uni-site, back office et front office sont confondus) ? Prenons l’exemple d’une marque possédant un site web et une application mobile. Chacune de ces plateformes nécessiterait un back office, par exemple un site WordPress, une application native iOS et une application native Android. Un rédacteur devrait donc se connecter au back office de chacune de ces technologies pour y gérer son contenu et l’adapter ? Devrait-on consacrer du temps à la création de ce back office ? Et tenter de recréer des choses qui existent déjà et qui le font bien ?

C’est ici qu’interviennent les Headless-CMS, une facilité et une rapidité de création du back office, aucun code en back office, une flexibilité totale en front office, une API accessible multi langage (PHP, JS, …), multi framework (React, Vue,…), une interface d’une extrême simplicité (pour Prismic, que nous avons utilisé), une facilité d’édition pour un rédacteur et une publication multi-plateforme.

Le terme Headless, traduit “sans tête” est un concept qui sépare la “tête” (la partie avant, c’est-à-dire le site Web) du “corps” (la partie arrière, c’est-à-dire le back office de contenu).

Pour résumer, un headless CMS permet à un administrateur de créer des objets de contenu ou des squelettes de page en back office, tout en permettant aux équipes marketing et communication de se concentrer sur le contenu, et seulement sur le contenu en se basant sur les templates créés ! (par exemple, une page peut être un enchaînement libre de titres, textes, citations, images ou vidéos)

Côté front office, les développeurs font appel aux contenus créés, via des API pour un affichage sur tout appareil, en fonction du device en développement (le contenu sera le même sur le site web que sur une application mobile ou une TV par exemple).

SCHEMA-HEADLESS-CMS

Prismic, futur leader du web ?

C’est le headless-CMS que nous avons choisi dernièrement à l’agence après l’avoir poussé dans tous ses retranchements et avoir été accompagnés directement par les équipes support. Pourquoi ? Car il répond à notre problématique de pouvoir proposer un back office simple et complet sans avoir à le développer, la qualité d’interface et le niveau d’assistance dans la mise en oeuvre de nos premiers tests (même les plus tordus !) nous a d’une part séduit, et d’autre part rassuré quant à la capacité d’évolution et de maintenabilité de produit.

Prismic côté administrateur

Ce Headless CMS permet une gestion simple du back office et la création rapide de ce dernier, pas besoin d’avoir un profil technique pour créer des custom types (page de gabarit personnalisée ou objet, en fonction du projet et des besoins). Un chef de projet fonctionnel peut lui-même créer rapidement le Back-office dans le cadre d’une réunion de sprint design avec un client par exemple.

Ces custom types peuvent être paramétrés au clic et à la souris mais également directement en json grâce à la fenêtre d’édition (ici, il faudra maîtriser le format JSON). Pas besoin de développement back !

Côté rédacteur

prismic-redacteur

 

Simple et efficace non ? Un Headless-CMS complet, qui possède de nombreux avantages pour un rédacteur on ne se perd pas dans nombre incalculable d’onglets et de paramétrages, simplement la gestion du contenu et des médias, de nombreux avantages comme la gestion du multilingue, la customisation des images, la possibilité d’ajout de contenus SEO, la prévisualisation, l’A/B testing, ou encore la planification de publication… Et même un chat avec le support !

Un changement des habitudes de création

Grâce à ces Headless CMS, nous pouvons consacrer moins de temps (et moins d’argent) à la création du back office et ainsi nous consacrer pleinement à la création de l’interface de nos sites. Nous ne sommes plus contraints par des thèmes, des langages ou des CMS.
On concentre ainsi les ressources à travailler l’expérience client plutôt que la machinerie…
Ce qui optimisera l’expérience finale du produit.

Point de vigilance

Notons tout de même qu’il reste certains points de vigilance à l’utilisation d’headless CMS, notamment concernant le temps de réponse API et la dépendance au service et à la licence à laquelle on souscrit et à son tarif (si l’on choisit un Headless CMS closed source). Qui nous dit que les tarifs seront les mêmes dans 6 mois ? 1 an et plus ? La solution serait peut-être l’utilisation de Headless CMS open source comme WordPress, qui propose l’accès en API à ses contenus en back office…

Autre point de vigilance, lorsque l’on utilise un CMS classique tel que WordPress, nous pouvons utiliser des Plug-ins (ou modules) afin de gérer les redirections, les formulaires etc… , ici, il faudra passer par du développement spécifique, ou l’utilisation de services complémentaires, par exemple Mailjet et son API pour les mails transactionnels.

Qui sera l’élu ?

Aujourd’hui, il existe un grand nombre de Headless CMS (Prismic, Contentful, Dato CMS,…) qui se ressemblent tous ou presque, et alors que l’on commence seulement à vraiment en parler, lequel saura tirer son épingle du jeu et devenir un véritable leader du web ? Qui sera le nouveau WordPress, se succèdera-t-il à lui même ? Le nouveau Prestashop ? (Et oui,on peut faire du e commerce en utilisant Prismic !) Il y a fort à parier que celui qui offrira l’interface la plus user friendly,et les meilleures références sera celui qui remportera la mise. Les pionniers ne seront peut être pas les premiers …

 

16 Jan

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